Articles avec le tag ‘Comité de vigilance’

Le comité visible

Lundi 6 juillet 2009

Le « comité invisible » a rédigé L’insurrection qui vient.

Le Comité de vigilance contre le détournement mercantile des licences ouvertes est, quant à lui, bien visible, pour qui sait y voir. Constitué d’artistes tels Mankind Concept, Psychonada et Solcarlus (liste non-exhaustive), qui ont choisi depuis plusieurs années d’oeuvrer dans le champ de la musique libre, il entend résister contre une récupération déjà en marche, mais peut-être pas inéluctable, du libre partage de la culture.

Les licences ouvertes, ou licences de libre diffusion, permettent aux auteurs de partager librement leurs oeuvres avec un large public, selon des conditions fixées par eux-mêmes, en conformité avec la législation en vigueur sur le droit d’auteur. Mais depuis 2005, des entreprises avides de profits ont flairé là le bon filon, et développent des activités commerciales au sein desquelles les artistes, souvent naïfs, représentent une main d’oeuvre gratuite et docile.

Il est temps que cessent ces pratiques, et que l’esprit de partage qui a donné naissance à la musique libre reprenne ses droits face au cynisme et au mépris.

C’est pourquoi nous avons décidé de lancer une pétition en ligne contre Jamendo, entreprise qui, après avoir été un des acteurs historiques de la musique libre, en bafoue depuis déjà trop longtemps les idéaux.

Pour que vive la musique libre

Lundi 6 juillet 2009

Le Comité de vigilance contre le détournement mercantile des licences ouvertes invite les artistes, diffuseurs, auditeurs, internautes et citoyens à se mobiliser pour la défense de la musique libre.

Les licences ouvertes n’ont pas été conçues pour servir les stratégies d’entrepreneurs en quête de matière première gratuite. La musique libre n’est pas « libre de droits ». Elle n’a pas à servir de support publicitaire. Elle n’a pas besoin pour exister de pseudo-réseaux sociaux ou de la fumeuse « visibilité » que promettent des start-ups aux dents longues à des artistes aveuglés par leur soif de reconnaissance.

Soyons vigilants, pour que vive la musique libre !